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Fiche Document : 99 01 04 06 - MICHELINE RATEAU - FORET DE MONT BEUVRAY - MONSIEU

 

 
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Type RUSH
Collection Pathé (Pathé Productions)
Documentaire
Durée 00:00:00
Coul. son  
Droits Interview non exploitable commercialement sans autorisation des intéressés. Privé
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Référence

99 01 04 06

Titre

MICHELINE RATEAU - FORET DE MONT BEUVRAY - MONSIEUR POIRIER

Dates

Prise de vue : 05/11/1998

Résumé catalogue

Fin interview de Micheline Rateau, plans de la forêt de Mont Beuvray et début de l'interview de Monsieur Poirier.

Résumé descriptif

Yves CIVARD : Alors parlez-nous de cet...

Micheline RATEAU : Ben c'est à dire la... le premier cadeau euh c'était à mon père... c'était le... le presse-papiers là (elle se lève et le montre). Le presse-papiers c'est quand il était ministre de la France d 'Outre-Mer. Il avait ramené ça à mon père. Voilà.

Yves CIVARD : Qu'est-ce que ça représente ?

Micheline RATEAU : Euh... J'sais pas si c'est un chef noir ou... j'sais pas. Voilà. Alors le deuxième cadeau... ben c'est mon... le cadeau qu'y m'a offert pour mon mariage. Donc y'avait quatre... quatre Carafes danoises. Donc euh... ma fille m'en a pris une (rire). Et le... l'autre cadeau... je vais vous l'sortir, j'espère que j'vais pas l'Casser... qui m'a été offert pour la... à la naissance de ma deuxième fille. Voilà. P't'être que j'vais vous montrer l'inscription... " Pour la bouillie de damoiselle Marie-Pierre qui naquit ce 25 octobre 63.

Yves CIVARD : Elle a déjà pris une bouillie là-d'dans non...

Micheline RATEAU : Non, j'avais bien trop peur de la Casser. Je j'peux le...

Yves CIVARD : Oui, oui... (rires)

Micheline RATEAU : Les Cartes postales...

Yves CIVARD : (Brouhaha) Alors montrez-nous voilà expliquez-nous un p'tit peu là... Voilà vous commentez un p'tit peu...

Micheline RATEAU : C'est à dire la première, la première là c'est euh lors d'une foire exposition à Moud. Il f'sait très froid c'était un lundi d'Pâques il avait... il était tombé d'la neige et Monsieur Mitterrand était v'nu chercher euh le pardessus de mon père. Or comme ils avaient pas la même taille le pardessus lui arrivait là, donc mon père lui avait prêté sa... sa Canadienne. Donc c'est mon père, François Mitterrand et Philippe euh... Mitterrand, qui était à l'époque euh, vinaigrier à Jarnac. Alors l'autre euh...

Yves CIVARD : Tu fais pas qu'la photo, de temps en temps tu fais madame aussi hein...

Micheline RATEAU : En août 86. Alors Monsieur Charasse, mon mari, moi, François Mitterrand, Monsieur Mennetrey maire d'Aligny, Camille Marchand, ça c'est le restaurateur de Beausite, ça c'est Monsieur Pin qui était restaurateur à l'hôtel de la poste, et Bernard Chaumier qui était adjudant des pompiers et qui est maintenant maire de Moud. Vous me direz quand j'peux tourner...

Yves CIVARD : Oui oui, allez-y

Sandrine DUMARAIS : Comme vous le sentez...

Micheline RATEAU : Alors après, ben après heu... Ça c'est une photo de... Ben tient voilà... Alors celle-là donc heu... y met... " tous les voeux particulièrement vers Micheline " parce que je... j'viens d'avoir euh... j'viens d'avoir donc Marie-Pierre... qui m'a... à laquelle il a offert l'assiette à bouillie. Là les premières... vous les voulez dans l'bon sens ou parce que...

Yves CIVARD : Oui oui non non, ben allez y hein tournez hein...

Micheline RATEAU : Parce que vous voyez c'est selon la largeur des photos hein. Donc les, les premières, les premières Cartes postales c'est... c'est à mes parents. Ça c'est quand il avait r'présenté la France au... Mariage de Monaco. Ça c'est lors de l'élection du Président Coty, à Versailles. Ça c'est une Carte de Madame Mitterrand, enfin si vous voulez voir les... les signatures derrière. Hum ça bon ben...

Yves CIVARD : Est-ce qu'y en a particulièrement qui vous ont surpris ou...

Micheline RATEAU : Pfft...

Yves CIVARD : Des...

Micheline RATEAU : On était toujours surpris hein...

Yves CIVARD : Toujours...

Micheline RATEAU : (Brouhaha) (Brouhaha) Enfin vous savez... Parce que... Qu'est-ce qu'y met là... " Après Moscou et la Mandchourie me voici à Pékin, avant d'partir pour le sud. J'espère vous voir à la fin d'ce mois, partager avec les vôtres mon bien amiCal souvenir. " Ah ben ça c'était à mon père encore. Puis d'temps en... de temps en temps il mettait " il y a bien longtemps qu'on n's'est vu " euh... On va en trouver une... une par là... " Sur les routes du Burkina Fasso je pense à notre prochain rendez-vous du Morvan. A bientôt donc. AmiCalement ".

Jacques RATEAU : Y'a pas une adresse mal faite...

Micheline RATEAU : Oh ben c'est la dernière. Ben si elles sont toutes mal faites hein... Mairie d'Moud, Nièvre, 58, France ! Ça... il a jamais su... J'vous montre l'écriture a vraiment, vraiment changé.

Yves CIVARD : Alors il connaissait pas l'code postal alors.

Micheline RATEAU : Ah non non, ça jamais, il a jamais su, jamais. Voilà.

Céline SEIGNEZ : Vous pourriez me répéter qu'il n'a jamais su le code postal.

Micheline RATEAU : Comment ?

Céline SEIGNEZ : Vous pouvez me répéter ça .

Micheline RATEAU : Qu'il n'a jamais su... Ah ça non il n'a jamais su mettre les adresses. Il ne savait pas le code postal hein, c'était " Maire de Moud, Nièvre, 58, France. Tout l'temps hein. Vous pouvez r'garder toutes les unes après les autres. Et... Tient ça s'en est encore une de... qui est adressée à mon père. Qu'est-ce que c'était celle-là ? Ah ben tient c'était une... à New-York. Voilà. Voilà. Puis après ben ça c'est terminé. J'en ai... Y doit y'en avoir deux de Danièle Mitterrand après sa mort et puis c'est tout. Voilà.

Yves CIVARD : Très bien. Hein, j'crois qu'on a un p'tit peu tout hein... Non heu Sandrine t'as des...

Micheline RATEAU : Parce que mon mari contrairement à moi il n'est pas bavard ! (rires) (incompréhensible) vous obtenez c'que vous voulez sans trop dire de paroles hein...

Jacques RATEAU : C'est pas mieux comme ça...

Micheline RATEAU : Voilà.

Yves CIVARD : Vous vous êtes bien trouvés alors.

Micheline RATEAU : Ben oui oui ça fait la balance. (rires) Ouais. (brouhaha)

Jacques RATEAU : Pour nous maires, c'était quand même un très grand monsieur, pour nous petits maires.

Micheline RATEAU : Jacky avait l'défaut qu'il voulait pas d'mander d'appui. Voyez quand y'avait quelque chose, qu'il aurait eu b'soin d'argent et tout. Alors c'est moi qui prenais ma plume et qui écrivait. Il d'vait s'dire pourquoi euh... Parce que j'trouvais que bon ben c'était l'moment d'en profiter quand même un p'tit peu.

Yves CIVARD : D'ailleurs il a fait beaucoup quand même pour euh... pour le Morvan quand il est arrivé... quand il est arrivé le Morvan...

Micheline RATEAU : Ah ben oui bien sûr.

Yves CIVARD : Il était quand même laissé aller hein...

Micheline RATEAU : Bien sûr , ben oui...

Yves CIVARD : Y'avait pas d'routes, y'avait...

Micheline RATEAU : Ouais. Si y'avait des routes mais enfin y'en avait guère de goudronnées et puis bon euh c'est sûr... Dans des éCarts y'avait p't'être pas l'électricité ben bon. Il a été Président du SyndiCat d'électricité tout ça enfin... Il a fait quand même...

Jacques RATEAU : (incompréhensible)

Micheline RATEAU : (incompréhensible)

Sandrine DUMARAIS : Y'a des gens qui trouvent qu'il a pas fait tout c'qu'il aurait pu faire pour le Morvan. Vous en pensez quoi vous ?

Micheline RATEAU : Dis ( ?) toi...

Jacques RATEAU : Non moi c'est rapport à GisCard ça qui a beaucoup fait pour l'Auvergne.

Micheline RATEAU : Oui, Jacky trouve que les... par exemple vous allez en Auvergne, les routes sont... c'est du billard quoi, c'est du billard par rapport à nos routes de Morvan...

Jacques RATEAU : Lansay - Château-Chinon par exemple. (rire)

Micheline RATEAU : Oh c'est vrai qu'elle est mauvaise hein pour aller à Château-Chinon.

Jacques RATEAU : Ça viendra

Sandrine DUMARAIS : Et est-ce que vous pensez que les gens lui ont beaucoup d'mandé d'chose ici une fois qu'il a été Président ? Qu'est-ce qu'ils lui ont demandé une fois qu'il a été Président ?

Micheline RATEAU : Ça j'en sais rien hein, moi j'lui ai, j'vous dis j'lui ai écrit pour les écoles heu... pour qu'il ait... pour le terrain d'foot heu.... Maintenant les particuliers euh...

Jacques RATEAU : Mais on ne savait pas tout hein.

Micheline RATEAU : Oh ben oui y'a p't'être des gens qui lui écrivaient sans qu'on l'sache hein ça euh...

Sandrine DUMARAIS : Mais est-ce qu'il aurait pas pu moderniser un peu plus euh...

Micheline RATEAU : Comment ?

Sandrine DUMARAIS : Est-ce qu'il aurait pas pu moderniser un peu plus, ramener des entreprises, des choses...

Micheline RATEAU : Ah ben ça c'est... C'est... C'est... Ben peut-être qu'il aurait pu mais maintenant est-ce que les maires ont été assez... actifs là d'sus. Ça va bien là... ça suffit.

Yves CIVARD : Oui oui, on vous a assez...

06 09 39 00 : Divers plans de nature.

06 17 15 00 : ITW : Monsieur POIRIER

Yves CIVARD : Ça tourne là ? Ça tourne, on va commencer un p'tit peu... Alors Monsieur Poirier donc cette maison, vous nous, vous nous parliez de... racontez-nous un p'tit peu...

Monsieur POIRIER : Oui ben c'est une maison que le Président Mitterrand a envisagé d'acheter.

Yves CIVARD : ... vous allez r'prendre parce que faut essayer que pas nos voix se chevauchent voyez... Sinon on peut pas couper et comme moi j'veux pas m'entendre...

Monsieur POIRIER : Oui ben ma fois c'est une maison que l'Président a envisagé d'acheter et y'a déjà longtemps. Et ça ne s'est pas fait parce que y'avait des très très très gros frais de... d'accès. Enfin les ch'mins étaient absolument def... complètement défoncés fallait refaire tout. Oui. Mais autrement le site lui plaisait beaucoup. Y'a une belle... très belle vallée devant.

Yves CIVARD : On est où là. Comment ça s'appelle.

Monsieur POIRIER : Ben on est tout près d'Glu, Glu, Glu en Glenne. Et pis tout près du du Beuvray... où y'a les fouilles et... qui intéressaient le Président.

Yves CIVARD : Et donc il aimait bien la solitude.

Monsieur POIRIER : Ah oui. Oui oui oui oui. Oui. Oui.

Yves CIVARD : Vous pouvez nous parler un p'tit peu d'ça...

Monsieur POIRIER : Ben y v'nait tous les dimanches. Tous les dimanches y v'nait nous... nous... voir la commune. On s'prom'nait dans les rues d'Château on allait voir c'qui s'passait... Y suivait les travaux avec beaucoup d'intérêt. Et puis... on... y r'partait le le lendemain, le le lundi matin. Pour Paris régulièrement.

Yves CIVARD : Et alors son amour de la nature parce que c'est quand même heu...

Monsieur POIRIER : Ah ça.

Yves CIVARD : ... quand même pour envisager d'acheter une maison dans un coin aussi perdu...

Monsieur POIRIER : Ah oui oui... Il aimait se promener, ça il aimait s'promener dans les vieux ch'mins. C'est comme ça qu'on... on est allés aux champignons ensemble, on allait aux cèpes. Il... d'abord parce qu'il était gourmand il aimait bien les cèpes il... c'était... là on pouvait lui en mettre dans son assiette hein (rires). Et puis... on... on l'a emmené aussi à la pêche, on l'a emmené... sauf à la chasse. La chasse ne l'intéressait pas du tout. Oui.

Yves CIVARD : Et la pêche, il était pêcheur ?

Monsieur POIRIER : Il était un p'tit peu pêcheur oui. Il ne craignait pas la pêche oui oui, il prenait des... et d'ailleurs il a un étang à côté de... il avait acheté un étang à côté de... il avait acheté un étang à côté de... à côté de Planchez. Oui.

Yves CIVARD : Et vous l'avez vu avec la Canne ?

Monsieur POIRIER : N... Quelque fois. Oh mais pas souvent. Pas souvent.

Yves CIVARD : Et pourquoi il voulait acheter cette maison ? Euh dans l'Morvan...

Monsieur POIRIER : Ben y s'plaisait beaucoup dans l'M... dans la Nièvre hein... Et pis c'est... c'était... j'sais pas c'qu'il avait fait mais c'était... il l'avait bien aménagé, il était... c'était avant qu'il prenne Latche, c'est avant qu'il aille à Latche. Ouais.

Yves CIVARD : D'accord, on va, on va...

Céline SEIGNEZ : On va laisser passer l'camion...

Sandrine DUMARAIS : Est-ce que vous pensez qu'ça aurait changé quelque chose s'il avait acheté cette maison ?

Monsieur POIRIER : Oh non au contraire, il s'rait v'nu plus souvent encore j'crois. je pense qu'il s'rait v'nu beaucoup plus souvent ici. Tout au moins les vaCances il s'rait resté, pendant 15 jours, un mois euh. C'est, c'est... à mon avis c'est pas... avant comme c'était avant Latche, il... il se s'rait p't'être pas installé à Latche. Ouais.

Yves CIVARD : Parce qu'il cherchait une maison d'vacances ?

Monsieur POIRIER : Il cherchait une maison d'vacances oui. On en avait vu plusieurs autres j'me souviens plus lesquelles mais il est, il est... à c'moment là il cherchait une maison. Hum.

Yves CIVARD : C'était à quelle époque ?

Monsieur POIRIER : Oh au début d'son sept... de de... de sa, de la mairie d'Château-Chinon, c'est à dire en 58 hein, 58.

Yves CIVARD : Il l'avait plus justement.

Monsieur POIRIER : (brouhaha) Euh c'est ap... c'est après Champagne.

Sandrine DUMARAIS : La maison d'Champagne a été vendue en 58 il a pas pu l'acheter.

Monsieur POIRIER : (brouhaha) C'est ça c'est ça, c'est ça. C'est ça.

Yves CIVARD : Expliquez-nous...

Monsieur POIRIER : Oui ben... quand il est arrivé à la Nièvre il est allé à Champagne. C'était son port d'attache. et puis après il est v'nu à Château... il a vendu cette maison ou je sais pas comment ça c'est passé mais il est v'nu à Château-Chinon. C'est là qu'y m'a dit " Y m'fau... y m'faudrait une mairie " alors j'm'en suis occupé. (rires) Et puis ça, ça... il a pris la Mairie d'Château.

Sandrine DUMARAIS : Et vous, vous l'avez accompagné dans ses démarches pour trouver une maison...

Monsieur POIRIER : Ah oui. Oui. Pas trop, point trop. C'est Monsieur Tanzy un autre adjoint qui était lui entrepreneur de maçonnerie, qui connaissait les, les maisons à vendre, qui savait un peu tout ça. Mais moi je... j'voyais ça d'loin, voyez... je... je savais qu'il cherchait.

Sandrine DUMARAIS : C'est bien... on va...

Générique

REA : DUMARAIS Sandrine ; CIVARD Yves

Mots clés

INTERVIEW; sonore

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